Célébration virtuelle du mercredi 29 avril à Villeneuve

L’apparition à Thomas ©N.Secchi, Bose

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Introduction à l’office :

Seigneur, ouvre mes lèvres, et ma bouche proclamera Ta louange !
Ô Dieu, rends mon oreille attentive à l’écoute de Ta Parole !
Dieu est mon Sauveur, j’ai confiance en lui et je ne tremble plus
Car ma force et mon chant, c’est le SEIGNEUR !
C’est lui mon salut !
Gloire au Père, et au Fils, et au Saint-Esprit comme Il était au commencement, aujourd’hui et toujours, pour les siècles des siècles, Amen !

Chant 34-15. Mon Rédempteur est vivant

1. Mon Rédempteur est vivant,
Le Sauveur en qui j’espère.
Je l’ai contemplé souffrant
Et mourant sur le Calvaire ;
Mais Dieu reste le plus fort :
Jésus a vaincu la mort.
2. Que craindrais-je désormais ?
La mort a rendu sa proie ;
Je puis m’endormir en paix
Pour m’éveiller avec joie.
Celui qui m’a racheté,
Jésus, est ressuscité !
3. Dans l’épreuve et dans la peur,
Je perdais le goût de vivre.
Mais je trouve en mon Sauveur
L’espérance qui délivre.
En Jésus ressuscité,
Tout le mal est surmonté.
4. O Jésus, Sauveur vivant,
Dans la foi je te contemple.
Ton amour, en se donnant,
Nous appelle à son exemple,
Nous invite à notre tour
A montrer un tel amour.
5. Sur nos routes, chaque jour,
Nous vivons de ta victoire.
Au terme de nos parcours,
Nous partagerons ta gloire,
Et dans ton éternité,
Nous chanterons ta bonté.

Psaume 23  La promesse de Dieu pour toi :

« Non, je ne te donnerai pas nécessairement ce que tu veux.
– Oui, je te donnerai le bonheur.
Non, je n’enlèverai pas toutes les ombres en toi et autour de toi.
– Oui, je serai ta lumière.
Non, je ne balayerai pas ta détresse d’un coup de baguette.
– Oui, j’y créerai un espace ou tu peux respirer.
Non, je n’enlèverai pas tous les obstacles de ton chemin, et je ne t’empêcherai pas de t’y heurter.
– Oui, je te guiderai ; mon bâton et ma houlette – voilà qui te rassure.
Non, je ne te porterai pas au-dessus de la vallée de l’ombre de la mort.
– Oui, je te porterai à travers elle.
Non, je ne serai pas ton dieu-magicien.
– Oui, je serai ton Dieu-Berger.
Je serai avec toi, je serai ton Dieu, pour le meilleur et pour le pire, dans la mort et dans la vie ! »
©Hetty Overeem (L’Evangile en chemin)

La repentance

« Si tous ne se convertissent pas, vous au moins revenez à Dieu après être tombés.
Notre Seigneur est bon, il veut pardonner à tous et c’est toi qu’il appelle par la voix du prophète : « C’est moi qui efface tes iniquités et ne m’en souviens plus. Mais toi, tu t’en souviendras » (Es 43,25). Cela veut dire : Je ne me rappelle pas les fautes que je t’ai pardonnées. Elles sont comme recouvertes par l’oubli. Mais toi, souviens-toi !
Moi, dit le Seigneur, je ne me souviendrai pas parce que je fais grâce, mais toi souviens-toi pour te corriger.
Si tu veux être justifié, confesse ta faute. C’est l’humble confession des péchés qui dénoue le noeud que serrent les fautes. »
Ambroise de Milan (4e siècle)

À la fin du texte de l’évangéliste Jean, au chapitre 20, les versets 24 à 31 parlent des apparitions de Jésus ressuscité :

Quand Jésus est venu dans la maison, Thomas appelé le Jumeau, l’un des douze apôtres, n’était pas avec eux. Les autres disciples lui disent : « Nous avons vu le Seigneur ! » Mais Thomas leur répond : « Je veux voir la marque des clous dans ses mains. Je veux mettre mon doigt à la place des clous, et je veux mettre ma main dans son côté. Sinon, je ne croirai pas. » Le dimanche suivant, les disciples sont de nouveau réunis dans la maison, Thomas est avec eux. Ils ont fermé les portes à clé. Jésus vient et il se tient au milieu d’eux. Il leur dit : « La paix soit avec vous ! »
Ensuite il dit à Thomas :
« Avance ton doigt ici et regarde mes mains. Avance ta main et mets-la dans mon côté. Cesse d’être incrédule et crois. »
Thomas lui répond : « Mon Seigneur et mon Dieu ! »
Jésus lui dit : « Tu crois parce que tu m’as vu. Ils sont heureux, ceux qui n’ont pas vu et qui croient. »
Amen !
…Il n’y a pas que le Christ qui doit ressusciter ! Les disciples, cloîtrés derrière des portes verrouillées, sont morts, eux aussi. Morts de peur. Cloués par la crainte de ce qui pourrait leur arriver, à eux aussi, si des fois les autorités se mettaient à la recherche des autres membres de la « bande à Jésus », pour éradiquer le mouvement de rébellion, pour faire tomber encore quelques têtes, à titre préventif… ! Le monde d’alors n’était déjà pas tendre : pas plus que celui d’aujourd’hui, mais pas moins non plus… ! Donc, ils ont peurs. Et ils vont avoir besoin de quelque chose, de quelqu’un, pour les sortir de ce tombeau d’effroi, pour les tirer dehors, pour rouler loin la pierre qui pèse encore sur leur coeur… À nous aussi, ça nous arrive, non ?
Jésus va apparaître aux siens, et d’une façon bien étrange : pas comme un héros, accompagné de puissantes cohortes divines, non, en montrant les blessures de ses mains, le coup porté à son côté… Il se fait reconnaître par les marques de son supplice, par les traces de l’infamie et de la souffrance…
ela nous conduit à Thomas…
Thomas, au jour de Pâques, il a raté un truc important ! Où il était ? Mystère ! …mais à cause de cela, à travers les âges, il reste l’incarnation de celui qui doit « voir pour croire », plus encore, qui voudrait mettre le doigt sur les cicatrices pour être bien sûr… Pour lui – mais pour les autres aussi, « avant » ! -, ressusciter, c’est de l’ordre de l’impossible ! Quand les autres viennent lui dire « Nous avons vu le Seigneur ! », il pense à l’hallucination collective, il voit ses compagnons prendre leur désir pour la réalité, il essaie de les faire redescendre sur terre : Tiens, tiens, vous l’avez vu ? Mais moi aussi, je veux voir, je veux toucher, je veux des preuves ! … après tout, il ne demande rien de plus que ce que les autres ont eu, ont vu… Il y a une certaine parenté entre sa manière de voir les choses et la nôtre, simplement parce que nous, nous sommes bien obligés de croire sans avoir vu, sans avoir de preuves, sans pouvoir toucher du doigt !
Je pense que Thomas aurait besoin de ressusciter ; de ressusciter à une réalité où tout n’est pas explicable, à une réalité où l’être humain n’est pas la mesure de toutes choses, où il peut se passer de l’imprévu parce que nous n’avons pas la maîtrise universelle ! Curieusement moderne, ce Thomas, dans sa conception de ce qui doit être, et de ce qui ne se peut pas ! …c’est un peu nous, femmes et hommes de ce temps, lorsque nous ne parvenons pas à lâcher prise, à accepter que quelque chose, quelquefois, se passe en dehors de nos prévisions…
À Thomas, il doit donc arriver quelque chose pour pouvoir ressusciter : Dieu accède à ses conditions – mais une semaine plus tard, parce que Dieu a un autre temps, un autre rythme auquel il nous invite à vivre : il y a quinze jours, je vous ai parlé de la patience ! – Il met sous les yeux de Thomas ce qu’il demande, en lui permettant de contempler Jésus ressuscité, d’approcher les marques de la Passion ; et alors, il l’engage à CESSER d’être incrédule : à trouver en lui le courage et l’énergie nécessaires pour faire de ce qu’il va découvrir, de ce que Dieu lui donne à voir, un moteur, un élan pour sa vie, sans continuellement se dire « mais si ce n’était pas vrai », « mais si ça ne marchait pas », « mais si…et si…et si… ».
Être incrédule, ça ne nous coûte pas grand-chose, c’est une attitude humaine que nous connaissons bien, quand la crainte ou le doute nous paralysent, quand nous n’avançons plus parce que nous ne voyons plus l’enjeu. Mais CROIRE, faire confiance à la parole offerte, cela, c’est Dieu seul qui nous le donne. « Cesse d’être incrédule et deviens un être de confiance. »
En fait, ce qui se passe pour les disciples, ceux d’alors comme pour nous, c’est la même chose : Pâques, la Résurrection, c’est tellement au-delà de notre compréhension !
« Raisonnablement », comment pourrions-nous croire à un retour à la vie de ce qui est mort ?
Ce que l’on fait d’habitude, c’est constater tout ce qui va avec la mort, et la mort elle-même : la crainte qu’elle suscite, et l’émoi, et les doutes, et l’envie d’abandonner, de laisser tomber, de baisser les bras… et les questions, les incertitudes… Au point que, vous voyez, c’est quand même bizarre, mais juste une semaine après Pâques, une semaine après l’apparition du Ressuscité, les disciples étaient DE NOUVEAU barricadés dans la chambre haute verrouillées… comme si rien ne s’était passé ! La confiance, ça reste fragile…
Ressusciter : le fin mot de l’histoire, c’est « résurrection », mais aussi « résurrection des vivants » : c’est laisser Dieu chasser en nous la peur, les peurs – de l’autre, des autres, de l’avenir, de l’inconnu, … -, parce que nous ne nous ressuscitons pas nous-mêmes ; et c’est constater – avec Thomas contemplant les marques sur les mains et le côté de son Seigneur – que l’on peut, que l’on doit affronter le monde et vivre notre existence en sachant qu’il y aura des souffrances et des blessures, qu’elles sont bien réelles, mais qu’elles n’empêchent pas pour autant de vivre, avec Dieu, une relation riche et féconde.
Le temps de Pâques, c’est le temps de casser nos coquilles – pas seulement celles de nos oeufs teints ! -, c’est le temps où nous sommes invités à regarder nos semblables avec toute la joie d’une grande fête et à croire que des choses sont possibles bien au-delà de ce que l’on peut raisonnablement imaginer.
Le temps pascal est cette invitation à oser aller plus avant, dans notre vie, et il ne tient qu’à nous d’y répondre : le Seigneur peut venir et revenir jusque dans nos lieux verrouillés, dans nos enfermements, pour nous encourager à sortir… – et ayez cette confiance, c’est pour bientôt !
Amen !

Prière d’intercession

Permets-moi, Seigneur, d’expérimenter la puissance de ta résurrection dans ma vie !
Permets-moi de croire en toi tous les jours – même aux portes de la mort !
Permets-moi de comprendre que c’est souvent dans l’obéissance à ta parole, et dans l’accomplissement de la mission que tu me confies, que je peux vivre mes plus grandes expériences spirituelles…
Dispose mon coeur à recevoir tes choix pour ma vie, même si cela comporte des incompréhensions et des risques,
Donne-moi aussi d’être disponible pour recevoir de toi…à travers les autres.
(Suite et autres prières selon votre inspiration…)

Notre Père

Père, accorde-nous la puissance du Saint-Esprit ; c’est lui-même qui intercède pour nous :
Notre Père…

Bénédiction

Bénissons le Seigneur, alléluia alléluia !
Nous rendons grâce à Dieu, alléluia, alléluia !
Que Dieu vous accorde la pleine connaissance de sa volonté ainsi que le discernement spirituel, pour que vous soyez fortifiés à tous égards, et amenés à une persévérance et une patience à toute épreuve !
Amen.

Colossiens 1, 9.11