VISION 2020 DU CONSEIL SYNODAL

 
Exécutif et législatif bien décidés à avancer ensemble (Photo: EERV – Gérard Jaton)

Quêtes de sens, désirs et rêves portés par le Synode pour la nouvelle génération

Lausanne, 08.09.2020 – Selon les enjeux actuels, l’Église évangélique réformée du canton de Vaud (EERV) a intensément débattu samedi 5 septembre lors d’un Synode extraordinaire. Un ordre du jour riche a fourni les débats en termes de gouvernance, vision, mission et stratégie. Fidèles à la mission de dialogue entre l’exécutif et le législatif, les débats animés se sont co-construits en intelligence collective.

Gouvernance ouverte et collégiale

En message d’ouverture à la session parlementaire de l’Église, le Conseil synodal (CS) a rappelé la clé de voûte de sa gouvernance : faire ensemble chemin commun. Un chemin collectif balisé par la vision, la construction et la relation. En authenticité, clarté et intégrité.
L’exécutif est force de propositions pour doter l’institution d’outils modernes et adaptés à la situation et être à la hauteur de la fonction employeur.
Il œuvre à une gouvernance partagée, avec comme objectif clair de donner à l’EERV les moyens d’être plus agile, plus souple et plus efficiente. Pour que les énergies déployées soient pleinement orientées au service de toutes et tous.

Vision collaborative et participative

«Être chrétien ne signifie pas être religieux mais être un être humain», c’est accompagné des mots de Dietrich Bonhoeffer que le dialogue s’est engagé autour des rapports liés à la vision, la mission et la stratégie proposée pour l’EERV.
Sur le mode collaboratif et participatif, ce volet stratégique pour l’exécutif et le législatif s’est discuté. Les thématiques et termes ont été débattus avec en ligne de mire un constat partagé quant à la nécessité d’un changement.
En signe de lien avec la nouvelle génération, le Synode s’est engagé à soutenir les quêtes de sens, les désirs et les rêves de la jeunesse, à la lumière de la bonne nouvelle de l’Évangile.
Réceptif aux marques de soutien comme aux critiques constructives, le Conseil synodal a appelé le Synode à s’engager et à soutenir sa stratégie. Une implication concrète du Parlement sous la forme d’un groupe de délégué·e·s pour finaliser la formulation du programme de législature en compagnie du collège.
En conclusion des débats et à une majorité claire, le Synode a pris acte de la vision, mission et stratégie proposée par le Conseil synodal.

Missions d’immersion en solidarité

C’est aussi à une majorité claire que la ratification de la Convention d’exécution des missions œcuméniques exercées en commun a été votée par le Parlement.
Ces missions communes portent dans leur appellation-même, l’exigence de partage. Autour de la réflexion, de l’imagination et de la collaboration des deux Églises reconnues de droit public.
Intégrées dans un monde externe à l’Église, ces missions incarnent un lien solidaire essentiel et s’immergent dans les univers de l’éducation, la santé et la solidarité ainsi que dans l’accompagnement et le dialogue interreligieux.
Une relation fondamentale auprès des différentes institutions pour être sur leurs terrains, offrir une écoute constructive de leurs besoins et avoir une compréhension ancrée dans le réel de ce qui s’y joue.

Surveillance pour transparence

Durant cette session, le Synode a également fait une 1re lecture de l’introduction dans le Règlement ecclésiastique de dispositions relatives à la surveillance des fondations ecclésiastiques liées à l’EERV. Il s’agit d’un enjeu de transparence, puisque dès le 1er janvier 2021, les fondations ecclésiastiques devront se déclarer au registre du commerce et prouver leur attachement à l’Église. Pour ce faire, elles devront se placer sous l’autorité de surveillance ecclésiale, sous peine de perdre l’appellation «ecclésiastique» et les droits qui s’y rattachent.

Soutien, pluralisme et écologie

Le Conseil synodal a présenté les mesures d’accompagnements mises en œuvre pour soutenir les lieux d’Églises en difficulté, dans l’attente de l’implémentation de la vision durant l’été 2021. Dans le même temps, il est rappelé les difficultés et les exigences que demandent la mise en place et la réorganisation des postes à venir.

Le groupe de travail autour du pluralisme a présenté une boîte à outils du pluralisme. Didactique, pédagogique et ludique, elle contient : un jeu de rôle inspiré de situations réelles, les règles éthiques du dialogue, un «guide du pluralisme» et un document réflexif intitulé «style, identité et mission d’une Église pluraliste».

Le CS a aussi fait un point de situation sur la Transition écologique et sociale et a invité l’assemblée à participer à la célébration «Ensemble pour sauvegarder la Terre» le 4 octobre à la cathédrale. Cet événement s’inscrit dans le cadre du 20e anniversaire de la Communauté des Églises Chrétiennes dans le canton de Vaud.
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VISION DES PRIORITES REGIONALES 2018

 Téléchargez le papillon des priorités régionales

Lors de la session synodale de septembre 2018, un groupe de travail sur les dotations a été élu par le synode. Quel que soit l’équilibre proposé par ce groupe, ce qui est certain c’est qu’au bout du compte il y aura moins de ministres dans les régions. C’est une donnée financière bien sûr, mais c’est aussi une réalité démographique puisque dans les années à venir un nombre très important de ministres partiront à la retraite. Laissons les travailler de leur côté et nous essayons de nous mettre en route de notre côté. Dans tout changement il y a une part d’inquiétudes et d’angoisses qui se traduit parfois par de la colère, et il y a une part d’opportunités à saisir qui est exaltante et passionnante. Le conseil régional désire regarder avec espérance vers l’avenir et saisir les opportunités que nous offre cette crise.

La plus grande chance que nous offre ce travail sur les dotations c’est de continuer à réfléchir à la mission de l’Eglise. Comment rejoindre nos contemporains dans leurs questions et leurs styles de vie afin qu’ils entendent la Bonne Nouvelle dans leur langage propre ? La question qui suit est alors la même qui se pose à chaque génération puisque c’est déjà celle que pose Dieu à Esaïe (6/8) : qui enverrai-je ?  Qui enverrai-je ? Voilà l’appel que Dieu adresse à tous les croyants. L’Eglise de demain ne se repose plus sur des acquis, mais elle est en marche et cherche à répondre à cet appel. Le conseil régional propose 3 étapes préparatoires à une réflexion plus générale avec ceux qui le voudront, représentant l’ensemble des lieux d’Eglise de notre région. 3 étapes préparatoires à cet ultime temps où il faudra ensemble arriver à une vision commune pour notre Eglise en Chablais.

La première étape consiste à faire une photographie de ce que nous vivons concrètement dans notre Région. Nous allons donc relever l’ensemble des propositions qui ont été annoncées dans le journal « Réformés » de novembre 2017 à novembre 2018. Nous essayerons de tirer les enseignements que nous offre ce miroir de la vie de l’Eglise dans la Région 11.

La deuxième étape sera une invitation faite à tous les membres de notre Eglise mais aussi de l’Eglise catholique du Chablais à participer à un après-midi de conférence-formation le samedi 19 janvier de 14h à 19h (lieu à préciser) avec Monsieur David Gréa qu’on appellerait encore Père David Gréa s’il ne s’était pas marié il y a deux ans. Prêtre au centre-ville de Lyon, il  a développé une Eglise en prise avec la culture contemporaine avec une très forte implication des fidèles permettent un large rayonnement de évangile. David Gréa a écrit une thèse en théologie  sur « L’Ecclésiologie du Cardinal Newman ». Réfléchir avec l’Eglise Catholique à un nouveau style de vie de l’Eglise plus adapté à notre temps, c’est reconnaître que nous sommes partenaires de la même mission et de bien des manières confrontés aux mêmes problématiques.

La troisième étape sera un après-midi de réflexion du colloque des ministres et du conseil régional le samedi 2 février de 14h à 19h à Ollon, dont le but est de préparer la session ouverte aux conseils des lieux d’Eglise de notre région. Nous reprendrons là les résultats du forum de la région qui a eu lieu en 2017, mais aussi les réflexions des uns et des autres sur le travail en « zone d’intérêts communs » et bien sûr les éléments récoltés dans l’étape 1 et 2.

La quatrième sera un travail devant déboucher sur une vision commune concernant la mission de notre Eglise en Chablais et les moyens pour y arriver. Une date sera, nous l’espérons, retenue avant le mois de juin.

Frédéric Keller, coordinateur